PÉDAGOGIE DE LA RÉUSSITE

 

Comment peut-on accorder une aide à un élève faible qui n’a jamais expérimenté la réussite dans sa vie scolaire ? Cet élève qui, à priori, est doté d’un certain niveau d’intelligence vu que, par définition, un individu n’est jamais inintelligent à moins qu’il n’ait des atteintes cérébrales graves ; certes le niveau d’intelligence diffère d’un élève à un autre, mais chacun est capable d’atteindre le maximum de ses potentialités et de son niveau intellectuel.

« En classe, il ne comprend rien, donc il ne peut rien assimiler… ; par contre devant la télévision, il saisit bien le déroulement d’un film et très souvent il prévoit les événements à l’avance ! » Evidemment ceci demande une certaine intelligence ; en fait, le moteur de son fonctionnement est la motivation.

Le souci de la réussite à l’école est vécu comme la condition de possibilité de la réussite professionnelle dans l’avenir ; en fait, pressions et tensions psychiques empêchent le développement intellectuel et créent chez l’élève des problèmes au niveau de la compréhension et de l’assimilation.

 

Comment aider l’élève à surmonter son blocage intellectuel ?

La qualité de la relation entre professeur et élève

      Ø Il ne peut y avoir un vrai »enseignement » sans un apport personnel :

        Le professeur doit établir des liens personnels et individuels avec l’élève, ce dernier sent qu’il est aimé et qu’il existe en tant que sujet particulier, cet apaisement psychique le pousse à mieux travailler.

    Ø L’acquisition du savoir est investie d’une signification affective : apprendre, c’est grandir.

         "…Quand l’enseignant me remarque en tant que personne humaine, je développe des sentiments de sympathie et d’admiration pour lui… à ce moment là, je pourrai bien apprendre et assimiler le savoir qu’il me transmet pour devenir comme lui, c-à-d. lui ressembler".

    Ø La bonne relation individuelle entre professeur et élève n’entrave pas l’application de la discipline.

        L’enseignant détient une autorité sans être autoritaire. Son exigence vis-à-vis de l’élève ne doit pas être sévérité, mais simplement " discipline de travail" pour que l’élève acquière de bonnes habitudes de travail et de raisonnement. La non-exigence de la part de l’enseignant développe chez l’élève qui a déjà une tendance à être désorganisé, un état de confusion intellectuelle.

 

    Ø Susciter l’intérêt de l’élève pour la matière, le responsabiliser et le laisser travailler à son rythme.

         Quand l’élève ne travaille pas, le professeur n’aura qu’à lui exprimer son mécontentement. Si les rapports entre professeur et élève sont bons et bien personnalisés, l’élève en tiendrait compte bien plus qu’avant, et il se mettrait au travail pour faire plaisir à son professeur.SUITE